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Bordeaux 2025
24-09-2025, 09:48 AM
Bericht: #1
Bordeaux 2025
't zal niet meer voor mij zijn, maar voor de jonge forummers is dit misschien al interessante info over het nieuwe jaar van de eeuw Wink

Bordeaux 2025
La grandeur des 2022 et 2016 dans mon champ d'appréciation

Chronique 378 (17 septembre 2025)

Dès le 20 juillet, la nature souffre. Dans les jardins, en bord de route, les végétaux solidement enracinés semblent se replier sur eux-mêmes. La contrainte hydrique est si forte ! Les peupliers se défolient avec 40 jours d'avance sur mes observations les plus précoces de 2016 et 2022. Du jamais vu ! Une sourde inquiétude m'étreint. L'eau manque et l'été est loin d'être fini !
Côté vignoble, rien de cela. Le vert de la vigne tranche avec les feuilles mortes des arbres du voisinage. Cependant, souvent, la véraison entamée tôt, s'éternise. L'eau manque. Après une floraison rapide et une sortie normale, le vignoble enregistre son premier ralentissement, sa première cause d'une future hétérogénéité lors des choix de ramassage. En ce premier jour de septembre, cette information se confirme. Des crus auront eu une véraison démarrée précocement, puis languissante. D'autres ont passé cette étape tout aussi tôt et à la vitesse de l'éclair : du vendredi au lundi à château Canon !

Juin, la clef du millésime
Dans un contexte croissant de l'élévation de la température sur l'année entière, je remarque que juin 2025 se distingue de celui de 2016 et 2022. Ces derniers furent plus arrosés que la moyenne (74 mm pour 2016, 99,8 mm pour 2022). Juin 2025 reçoit beaucoup moins d'eau, à peine 55,3 mm, ce qui est inférieur à la moyenne trentenaire (1991-2020). Associées à une chaleur hors norme, soit 15 jours à plus de 30° et 5 jours à 35°, les baies de raisin resteront petites. Bien plus petites que celles observées en 2022 et plus encore en 2016. Petites baies et nombre de grappes modérées infèrent une récolte faible en volume. Sur ce point, on peut comprendre que Lafleur plaide pour une autorisation d'irrigation tant le sujet devient aussi économique. Il agite déjà le landerneau du côté des prix alors que le marché stagne comme jamais auparavant depuis 50 ans ! Haut Brion se voit avec 23 hl/ha pour le blanc et 33 pour le rouge. Idem à Pomerol. En général, le rendement est plus élevé sur le calcaire à Saint-Emilion où le régime hydrique convient mieux à cette climatologie.

Une recharge des sols en eau faible pendant l'hiver
Après l'été sec de 2022, l'automne et l'hiver avaient rechargé les sols pleinement fin 2023. Fin 2024, les précipitations ont faibli, moins 48 % en novembre, moins 37 % en décembre. Pour le début de cette année 2025, seuls janvier et avril se sont montrés excédentaires vis-à-vis des moyennes trentenaires. C'est peu. Entre la nécessité de recevoir de l'eau et celle d'utiliser ou pas l'ombrage pendant les deux canicules de l'été 2025, tant de questions se posent pour demain. Remarquez comment Alain Vauthier à la tête de 90 ha de vignes dont château Ausone à Saint Emilion avait levé discrètement le voile à propos de ses craintes sur les excès soudains du réchauffement climatique. (Voir chronique 350 de février 2024). A mon tour, cet été 2025 m'a fait très peur.

Juillet 2025
Sec, avec à peine 28,7 mm, plus chaud que la moyenne, plus 1°3, plus ensoleillé aussi, le mois de juillet offrit un répit sur les températures nocturnes dans sa dernière décade. Une situation bien utile quant à la présence de précurseurs d'arômes. Car la question se pose : pourquoi avec deux canicules fin juin – début juillet, puis une mi-août, les vins blancs offrent-ils des acidités et des arômes supérieurs à toute espérance ?

Août 2025
Je n'avais pas utilisé la climatisation depuis 2003, y compris en 2022. J'ai dû y recourir pour affronter la seconde canicule du 8 au 18 août. Un record de température tombe le 11 août à Bordeaux avec 41,6° à l'ombre. Château d'Yquem bat le record de précocité pour sa vendange d'Y. Guiraud vendange pour la première fois le sémillon avant le sauvignon. Et les graines se révèlent plus petites que jamais. La température moyenne du mois d'août égale celle du mois de juin (23,9°). C'est dire oh combien juin aura été unique, soit le plus chaud depuis 2003. Le 20 août, Cheval Blanc vendange ses sauvignons blancs. En face, les vignes de Pomerol souffrent comme jamais et rappellent celles de 2016 (voir vidéo disponible sur Youtube). A l'inverse, sur le plateau calcaire de Saint-Emilion, le vignoble demeure impeccable. A ce moment-là, les zones les plus impactées par la chaleur se situent sur le plateau de Pomerol et dans les graves de Margaux. C'est sur les sols plus frais de Saint-Estèphe ou sur le plateau de Saint-Emilion jusqu'à l'est vers Castillon, ou encore dans les zones humides que j'attends le meilleur du millésime.

L'envie de pluie
Pour ralentir la montée des sucres, pour revitaliser le processus de maturation, le désir de pluie s'intensifie. Sans elle, la persistance de cette climatologie induirait une catastrophe inconnue à Bordeaux à nos jours. Je comprends la position de Lafleur comme une crainte très sérieuse vis-à-vis d'un danger supérieur empêchant de produire du raisin apte à donner de beaux vins. Le 20 août, les professionnels s'inquiètent. Ils craignent la montée des sucres et des vinifications difficiles. Bordeaux affronte une situation à la Californienne. La climatologie bordelaise tempérée tire profit pour la qualité de ses vins d'une maturation lente et étalée. Dans les régions chaudes, ce processus s'accélère. Le sucre monte, l'acidité chute. La situation pousse à vendanger alors que le temps manque au tanin pour mûrir. Or, ce point compte plus que tout dans la construction d'un grand vin. En 2025, faudrait-il sacrifier la maturité du tanin pour ne pas produire des vins excessivement alcooliques ? Telle était la question à cette date, alors que les baies se montraient plus petites qu'en 2022, avec peu de jus et des peaux épaisses.

Septembre fait ou défait le millésime
J'ai appris au fil des ans l'utilité d'un mois de septembre sec et tempéré pour parfaire la maturité dans des conditions climatiques océaniques. Cependant, jamais je n'aurais imaginé que la pluie de septembre puisse améliorer la qualité acquise en août ! C'est dire à quel point nous assistons à une transformation profonde, voire violente, pour la compréhension. Par chance, la pluie est venue le mercredi 27 août. Elle est tombée par alternance jusqu'au 12 septembre. Sa répartition hétérogène gagne à être connue. A l'instar des écarts remarqués lors du déroulé de la véraison, la diversité de la pluviométrie pourrait devenir un élément discriminant de la qualité en 2025. Saint-Estèphe a été la région la plus arrosée avec 75 mm. Saint Julien et Margaux ont reçu environ 45 mm. Le sud du Médoc a été plus arrosé. J'ai retenu 55 mm à Pessac et un peu moins à Léognan. Puis 45 mm à Pomerol. Saint-Emilion enregistre de plus grosses variations. Par exemple à peine 25 mm à Fleur Cardinale côté est et un petit 5 mm à Canon sur le plateau. C'est fou ! Partout cette pluie a induit un repulpage des baies, une diminution du potentiel alcoolique des vins, une augmentation de la production. Le plus important est qu'elle donne actuellement du temps au temps en ravivant le processus de maturation des tannins. Et Philippe Bascaules de château Margaux de dire : « dans pareilles circonstances, nous savons gérer la pluie, pas celle de la maturation du tannin. En cas d'excès d'eau, une légère saignée compensera. Je préfère attendre avant de vendanger. Je me fie à mes dates de demi-floraison ». Les baies de merlot comme celles du cabernet ont repris du poids, tout en demeurant largement en dessous de la moyenne.

Premiers résultats
Pour l'instant, je n'ai goûté aucun moût et aucun vin. Les échos de personnes de confiance s'avèrent très positifs. Malgré les pellicules de raisin jugées épaisses, l'extractibilité s'opère vite et par elle-même. Toutes régions confondues, les opérateurs signalent la profondeur de la couleur et le potentiel phénolique très élevé. Sur la rive droite, les degrés d'alcool varient sur le merlot entre 13°5 et 15°. Le premier chiffre étant inattendu. Les pH avoisinent les 3,4 sur le calcaire, les 3,6 sur l'argile et peuvent se montrer plus bas ou plus haut. Dans le Médoc, le merlot est signalé entre 13°2 et 13°5, ce qui est inférieur à l'imaginé. Les pH bas jouent en faveur d'un grand équilibre. Partout la vivacité étonne, y compris sur les vins blancs secs. Haut Brion évoque son 2003, millésime caniculaire et pourtant, oh mystère, sans défaillance dans son équilibre sans mollesse.

Et pour finir
Pour l'Histoire, pour la comparaison et le plaisir, poussons la réflexion plus loin. Le risque d'une année chaude et sèche comme 2025 est celui de produire des vins de haut vol, mais marqués par le tanin en finale à cause de l'épaisseur des pellicules. Avec le recul ce fut le petit handicap des millésimes 2005 et 1995 pour le cabernet sauvignon. Depuis, de l'eau est passée sous les ponts. Les vinificateurs n'ont jamais été aussi avertis sur ces questions d'équilibre. Ils disposent de tout le confort technique nécessaire pour éviter ce piège. Cerise sur le gâteau, ils n'ont pas à plaire à un dégustateur dominant. Il ne tient qu'à eux. La petite taille des baies me rappelle aussi le millésime 1989. A l'époque, Christian Le Sommer, directeur de château Latour le qualifiait « d'année grainive ». On connait ses succès. Remi Di-Constanzo à Saint-Pierre partage cet avis. Enfin, il n'est pas possible de parler de 2025 sans évoquer la permanence du vent. Il aura joué un rôle encore peu étudié sur la concentration, le dessèchement des baies, leur passerillage et la sauvegarde de l'état sanitaire. Lequel est remarquable en 2025.
À ce jour et selon mes observations, j'estime la qualité probable de ce millésime au niveau de 2016 et 2022. Il me reste à l'évaluer. Mes premières dégustations sont prévues pour le 18 septembre.


Bonne lecture.

Jean-Marc Quarin

WVD
24-09-2025, 08:24 PM
Bericht: #2
RE: Bordeaux 2025
Alweer het jaar van de eeuw, we treffen het maar Tongue

Kleinschalige importeur van voornamelijk Franse wijn. Houdt van klassieke wijnen
21-04-2026, 11:43 AM
Bericht: #3
RE: Bordeaux 2025
De primeurs zijn begonnen en inderdaad, 2025 wordt het allergrootste jaar ooit, nog beter dan 2022 en 2016. Benieuwd hoe de primeur campagne zal lopen voor alle wijnen buiten die top 20 - 30....
Dit is wat JMQ al publiceerde over het jaar. Verdere info over de wijnen individueel, nota's en scores, mag ik niet publiceren op straffe van.... enfin, straf wellicht...

Bordeaux Primeurs 2025, premiers résultats

Les Carmes Haut Brion 2025 100/100 !

Premiers résultats (6 avril 2026)

Bonjour à tous,

Dans un marché des vins de Bordeaux en pleine crise, Les Carmes Haut-Brion renouvelle son exploit de 2016. Après 9 ans d'attente et patience, j'attribue pour la seconde fois la note suprême de 20/20, 100/100 à son 2025. Un millésime XXL à la puissance inconnue jusqu'alors magnifiquement dompté par les qualités aromatiques et tactiles intrinsèques de ce terroir singulier dont je sais qu'il redonne toujours du charme lors de sa lente et longue évolution en bouteille.

Un assemblage unique de 54 % bouchet (CF) (record battu), 29 % de cabernet sauvignon, (record battu) et à peine 17% de merlot (record battu). Degré d'alcool 13° (on pourra boire et reboire) avec 65% de vendanges entières qui ont abaissé l'alcool de 13°9 à la récolte à 13° aujourd'hui. Tout ceci avec un pH frais de 3,59. Rendement : 38 hl/ha. Production : 48 000 bouteilles.

Commentaire
Couleur noire. Nez profond sentant les fruits noirs, les fruits rouges (framboise), la fumée. Ample à l'attaque, de suite volumineux et puissant avec un déroulé majestueux, ce vin fondant et noble avance doucement, lentement, très opulent, avant de se détendre en finale, plus aérien, tout en se tramant, remarquable d'équilibre, d'étrangeté, de complexité. Il s'achève sur un grain de tannin fameux et une extraordinaire longueur envahissante qui laisse sans voix ! Wow ! Magnifique ! Gouté 2 fois depuis l'assemblage ! Il durera cent ans.
2039-2125

Bordeaux Primeurs 2025 (résultats 2)

Les conditions climatiques du millésimes 2025


Article publié dans le chronique 378 du 17 septembre 2025.

Dès le 20 juillet, la nature souffre. Dans les jardins, en bord de route, les végétaux solidement enracinés semblent se replier sur eux-mêmes. La contrainte hydrique est si forte ! Les peupliers se défolient avec 40 jours d'avance sur mes observations les plus précoces de 2016 et 2022. Du jamais vu ! Une sourde inquiétude m'étreint. L'eau manque et l'été est loin d'être fini !
Côté vignoble, rien de cela. Le vert de la vigne tranche avec les feuilles mortes des arbres du voisinage. Cependant, souvent, la véraison entamée tôt, s'éternise. L'eau manque. Après une floraison rapide et une sortie normale, le vignoble enregistre son premier ralentissement, sa première cause d'une future hétérogénéité lors des choix de ramassage. En ce premier jour de septembre, cette information se confirme. Des crus auront eu une véraison démarrée précocement, puis languissante. D'autres ont passé cette étape tout aussi tôt et à la vitesse de l'éclair : du vendredi au lundi à château Canon !

Juin, la clef du millésime
Dans un contexte croissant de l'élévation de la température sur l'année entière, je remarque que juin 2025 se distingue de celui de 2016 et 2022. Ces derniers furent plus arrosés que la moyenne (74 mm pour 2016, 99,8 mm pour 2022). Juin 2025 reçoit beaucoup moins d'eau, à peine 55,3 mm, ce qui est inférieur à la moyenne trentenaire (1991-2020). Associées à une chaleur hors norme, soit 15 jours à plus de 30° et 5 jours à 35°, les baies de raisin resteront petites. Bien plus petites que celles observées en 2022 et plus encore en 2016. Petites baies et nombre de grappes modérées infèrent une récolte faible en volume. Sur ce point, on peut comprendre que Lafleur plaide pour une autorisation d'irrigation tant le sujet devient aussi économique. Il agite déjà le landerneau du côté des prix alors que le marché stagne comme jamais auparavant depuis 50 ans ! Haut Brion se voit avec 23 hl/ha pour le blanc et 33 pour le rouge. Idem à Pomerol. En général, le rendement est plus élevé sur le calcaire à Saint-Emilion où le régime hydrique convient mieux à cette climatologie.

Une recharge des sols en eau faible pendant l'hiver
Après l'été sec de 2022, l'automne et l'hiver avaient rechargé les sols pleinement fin 2023. Fin 2024, les précipitations ont faibli, moins 48 % en novembre, moins 37 % en décembre. Pour le début de cette année 2025, seuls janvier et avril se sont montrés excédentaires vis-à-vis des moyennes trentenaires. C'est peu. Entre la nécessité de recevoir de l'eau et celle d'utiliser ou pas l'ombrage pendant les deux canicules de l'été 2025, tant de questions se posent pour demain. Remarquez comment Alain Vauthier à la tête de 90 ha de vignes dont château Ausone à Saint Emilion avait levé discrètement le voile à propos de ses craintes sur les excès soudains du réchauffement climatique. (Voir chronique 350 de février 2024). A mon tour, cet été 2025 m'a fait très peur.

Juillet 2025
Sec, avec à peine 28,7 mm, plus chaud que la moyenne, plus 1°3, plus ensoleillé aussi, le mois de juillet offrit un répit sur les températures nocturnes dans sa dernière décade. Une situation bien utile quant à la présence de précurseurs d'arômes. Car la question se pose : pourquoi avec deux canicules fin juin – début juillet, puis une mi-août, les vins blancs offrent-ils des acidités et des arômes supérieurs à toute espérance ?

Août 2025
Je n'avais pas utilisé la climatisation depuis 2003, y compris en 2022. J'ai dû y recourir pour affronter la seconde canicule du 8 au 18 août. Un record de température tombe le 11 août à Bordeaux avec 41,6° à l'ombre. Château d'Yquem bat le record de précocité pour sa vendange d'Y. Guiraud vendange pour la première fois le sémillon avant le sauvignon. Et les graines se révèlent plus petites que jamais. La température moyenne du mois d'août égale celle du mois de juin (23,9°). C'est dire oh combien juin aura été unique, soit le plus chaud depuis 2003. Le 20 août, Cheval Blanc vendange ses sauvignons blancs. En face, les vignes de Pomerol souffrent comme jamais et rappellent celles de 2016 (voir vidéo disponible sur Youtube). A l'inverse, sur le plateau calcaire de Saint-Emilion, le vignoble demeure impeccable. A ce moment-là, les zones les plus impactées par la chaleur se situent sur le plateau de Pomerol et dans les graves de Margaux. C'est sur les sols plus frais de Saint-Estèphe ou sur le plateau de Saint-Emilion jusqu'à l'est vers Castillon, ou encore dans les zones humides que j'attends le meilleur du millésime.

L'envie de pluie
Pour ralentir la montée des sucres, pour revitaliser le processus de maturation, le désir de pluie s'intensifie. Sans elle, la persistance de cette climatologie induirait une catastrophe inconnue à Bordeaux à nos jours. Je comprends la position de Lafleur comme une crainte très sérieuse vis-à-vis d'un danger supérieur empêchant de produire du raisin apte à donner de beaux vins. Le 20 août, les professionnels s'inquiètent. Ils craignent la montée des sucres et des vinifications difficiles. Bordeaux affronte une situation à la Californienne. La climatologie bordelaise tempérée tire profit pour la qualité de ses vins d'une maturation lente et étalée. Dans les régions chaudes, ce processus s'accélère. Le sucre monte, l'acidité chute. La situation pousse à vendanger alors que le temps manque au tanin pour mûrir. Or, ce point compte plus que tout dans la construction d'un grand vin. En 2025, faudrait-il sacrifier la maturité du tanin pour ne pas produire des vins excessivement alcooliques ? Telle était la question à cette date, alors que les baies se montraient plus petites qu'en 2022, avec peu de jus et des peaux épaisses.

Septembre fait ou défait le millésime
J'ai appris au fil des ans l'utilité d'un mois de septembre sec et tempéré pour parfaire la maturité dans des conditions climatiques océaniques. Cependant, jamais je n'aurais imaginé que la pluie de septembre puisse améliorer la qualité acquise en août ! C'est dire à quel point nous assistons à une transformation profonde, voire violente, pour la compréhension. Par chance, la pluie est venue le mercredi 27 août. Elle est tombée par alternance jusqu'au 12 septembre. Sa répartition hétérogène gagne à être connue. A l'instar des écarts remarqués lors du déroulé de la véraison, la diversité de la pluviométrie pourrait devenir un élément discriminant de la qualité en 2025. Saint-Estèphe a été la région la plus arrosée avec 75 mm. Saint Julien et Margaux ont reçu environ 45 mm. Le sud du Médoc a été plus arrosé. J'ai retenu 55 mm à Pessac et un peu moins à Léognan. Puis 45 mm à Pomerol. Saint-Emilion enregistre de plus grosses variations. Par exemple à peine 25 mm à Fleur Cardinale côté est et un petit 5 mm à Canon sur le plateau. C'est fou ! Partout cette pluie a induit un repulpage des baies, une diminution du potentiel alcoolique des vins, une augmentation de la production. Le plus important est qu'elle donne actuellement du temps au temps en ravivant le processus de maturation des tannins. Et Philippe Bascaules de château Margaux de dire : « dans pareilles circonstances, nous savons gérer la pluie, pas celle de la maturation du tannin. En cas d'excès d'eau, une légère saignée compensera. Je préfère attendre avant de vendanger. Je me fie à mes dates de demi-floraison ». Les baies de merlot comme celles du cabernet ont repris du poids, tout en demeurant largement en dessous de la moyenne.

Premiers résultats
Pour l'instant, je n'ai goûté aucun moût et aucun vin. Les échos de personnes de confiance s'avèrent très positifs. Malgré les pellicules de raisin jugées épaisses, l'extractibilité s'opère vite et par elle-même. Toutes régions confondues, les opérateurs signalent la profondeur de la couleur et le potentiel phénolique très élevé. Sur la rive droite, les degrés d'alcool varient sur le merlot entre 13°5 et 15°. Le premier chiffre étant inattendu. Les pH avoisinent les 3,4 sur le calcaire, les 3,6 sur l'argile et peuvent se montrer plus bas ou plus haut. Dans le Médoc, le merlot est signalé entre 13°2 et 13°5, ce qui est inférieur à l'imaginé. Les pH bas jouent en faveur d'un grand équilibre. Partout la vivacité étonne, y compris sur les vins blancs secs. Haut Brion évoque son 2003, millésime caniculaire et pourtant, oh mystère, sans défaillance dans son équilibre sans mollesse.

Et pour finir
Pour l'Histoire, pour la comparaison et le plaisir, poussons la réflexion plus loin. Le risque d'une année chaude et sèche comme 2025 est celui de produire des vins de haut vol, mais marqués par le tanin en finale à cause de l'épaisseur des pellicules. Avec le recul ce fut le petit handicap des millésimes 2005 et 1995 pour le cabernet sauvignon. Depuis, de l'eau est passée sous les ponts. Les vinificateurs n'ont jamais été aussi avertis sur ces questions d'équilibre. Ils disposent de tout le confort technique nécessaire pour éviter ce piège. Cerise sur le gâteau, ils n'ont pas à plaire à un dégustateur dominant. Il ne tient qu'à eux. La petite taille des baies me rappelle aussi le millésime 1989. A l'époque, Christian Le Sommer, directeur de château Latour le qualifiait « d'année grainive ». On connait ses succès. Remi Di-Constanzo à Saint-Pierre partage cet avis. Enfin, il n'est pas possible de parler de 2025 sans évoquer la permanence du vent. Il aura joué un rôle encore peu étudié sur la concentration, le dessèchement des baies, leur passerillage et la sauvegarde de l'état sanitaire. Lequel est remarquable en 2025.
À ce jour et selon mes observations, j'estime la qualité probable de ce millésime au niveau de 2016 et 2022. Il me reste à l'évaluer. Mes premières dégustations sont prévues pour le 18 septembre.

Bonne lecture.

Jean-Marc Quarin

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Bordeaux Primeurs 2025 (résultats 3)

Bordeaux Primeurs 2025, comment se comportent les bordeaux rouges dans le verre ?
La puissance intérieure sur le fil du rasoir !

Bordeaux, le 18 avril 2025

Issus d'une vendange aux rendements faibles due à des baies de raisin minuscules (« année grainive »), concentrées en arômes, saveurs et tanins, les meilleurs rouges se distinguent par des couleurs très sombres et des intensités aromatiques inédites eu égard à leur puissance tanique. En principe, le tanin bloque les arômes. C'est donc le premier mérite de ces vins.
Les bouches, particulièrement bien construites, soulignées dès l'attaque, bien présentes au milieu, évoluent lentement, en équilibre, vers une finale sans faiblesse. Ce parcours de la stimulation, bien cadencé et surtout très uni, met en valeur des qualités de texture séduisantes. Aucun heurt ne perturbe le déroulé. Le vin semble respirer lorsqu'il prend une dimension fondante et aérienne. Après ce déroulé calme et séduisant, les meilleurs vins surprennent en finale. Ils deviennent fougueux, riches et impriment au palais une stimulation ascendante. Le tout se double d'une grande intensité de saveurs qui irrigue l'ensemble et fait saliver. Du rarement vu.
J'ai conservé dans mon réfrigérateur des échantillons de Carmes Haut-Brion et autres, à une température de 9°. Dix jours après, je les ai ressortis pour partager ces émotions avec des amis. Et oh ! miracle, après avoir retrouvé une température normale, ils se sont bus comme du petit lait. Ce mélange de densité et de sapidité est rare. Il est probablement dû à des vendanges précoces. Le fruité est mûr et de type noir rafraîchi, sans un brin de surmaturité. Alors que la climatologie a beaucoup inquiété par ses extrêmes (manque d'eau et pic de chaleur), le rendu très équilibré des vins, insoupçonnable a priori, étonne et questionne.

La bonne surprise des équilibres
Alors que les professionnels s'attendaient à des pH élevés au vu de la climatologie, les équilibres des vins sont exemplaires. Partout, des pH frais relèvent les saveurs de ces vins et contribuent à leur dynamique. Bis repetita du côté des degrés alcooliques. Ils sont normaux, voire faibles, autour de 13° - 13°5, avec quelques exceptions plus élevées, mais sans excès, sur la rive droite. On doit à ces pH inducteurs de fraîcheur et ces degrés d'alcool modérés la nature de la stimulation tactile décrite plus haut. Les vins vont droit dans la bouche, avec de la chair, sans la puissance volumineuse observée sur le 2022 qui présente un bon degré d'alcool supplémentaire. Ce type de déroulé longiforme, charnu, lascif pour certains et ascendant, bien plus que rond, rapide, brusque et puissant, évoque les 2016, une hauteur en plus.

2025 et la discrimination du tanin
Chacun sait qu'un millésime sec induit des peaux de raisin épaisses et du tanin à la clé. Ce fut le cas en 1995 et 2005. Ce type de production comporte un risque d'austérité embarrassante pour le plaisir de boire. Vingt ou trente ans après, comme je l'ai publié récemment, cette austérité agace toujours la bouche et les vins manquent de modernité joyeuse. En 2025, la connaissance des plus instruits aidant, la pression du marché en plus, l'extraction tanique des vins rouges n'a jamais été aussi bien contrôlée. Les températures d'extraction et de macération se sont abaissées, les marcs ont été protégés, les brassages inutiles proscrits. Le vocable « infusion » porte cette sensibilité. En 2025, la tanicité avait d'autant plus besoin d'être surveillée que les degrés d'alcool étaient bas. Autrement dit, la sucrosité de l'alcool, celle vue dans les 2018 ou les 2022, ne pouvait pas compenser, comme elle le fait dans ces millésimes, l'âpreté tanique. D'où l'importance d'une réalisation plus précise pour éviter l'extrémisme de certains rendus. Les meilleurs 2025 présentent un équilibre sur le fil du rasoir ! Cette volonté de précision concerne aussi l'adjonction de vin de presse, dont j'indique les pourcentages dans les commentaires. Vous noterez que ces informations apparaissent rarement dans les fiches techniques disponibles. Ces données aident à comprendre les profils que vous vous apprêtez à acheter. Elles méritent d'être expliquées. En 2025, cette gestion a été très précise, tout particulièrement sur la rive gauche qui compose ses vins avec. La rive droite ne vinifie pas de la même manière. C'est ainsi que Château Margaux a utilisé 13 % de vin de presse, soit un volume moindre que de coutume. Recherche d'équilibre oblige.

Comment mesurer cet équilibre tanique lors de la dégustation des vins en Primeurs ?
En premier lieu, contrôler la température de service. Il faisait chaud à Bordeaux début avril. Pour protéger les échantillons, la tendance naturelle a été de les garder au frais. Rapidement, je me suis aperçu d'une perte de gras au palais et d'une rigidification des tanins en finale. Les 2025 en Primeur ne doivent pas être servis en dessous de 17,5 - 18 °. Hélas ! Cette connaissance essentielle de l'effet de la température sur la modification des équilibres du vin est loin d'être respectée dans toutes les présentations. Je ne compte plus les armoires à vin dont la température n'est jamais réétalonnée.
En second lieu, goûter au minimum deux gorgées du même vin. C'est un grand principe de la reconnaissance de la qualité par la dégustation. La seconde ou la troisième gorgée appuie toujours là où le bât blesse. En 2025, en ne prenant qu'une seule gorgée de vin, on pourrait être tenté de croire qu'il manque quelque chose en finale. Or, en se stimulant deux fois, la tanicité apparait plus distinctement. Elle se situe à l'endroit où sa représentation est la plus qualitative, c'est-à-dire en finale. Si à la troisième gorgée, elle devenait plus embarrassante, c'est-à-dire ressentie dès le milieu de bouche, la conception de ces vins serait critiquable. Toutes choses égales par ailleurs, bien sûr, puisque chaque goûteur doit avoir connaissance de sa sensibilité à ce stimulus pour ni le sous-évaluer ni le surévaluer. Je vous renvoie ici à l'application de ma méthode de dégustation : la bouche avant le nez. Les stagiaires du mois de juin prochain profiteront de l'exercice.

Les résultats par région
J'enregistre des succès rive gauche comme rive droite. Et ce, malgré quelques différences dans la répartition de la pluviométrie. La rive gauche profite de l'énergie fraîche des cabernets sauvignons sur ses terrains argilo-graveleux. Vous lirez que de nombreux vins possèdent moins de présence de merlot dans l'assemblage. La rive droite profite des terroirs frais argilo-calcaires qui servent le merlot et sont favorables au cabernet franc et de plus en plus au cabernet sauvignon.
En Médoc, je constate de belles réussites sur l'AOP Margaux. Les vins profitent du supplément de puissance du millésime pour ajouter du corps à leur expression. Pessac se distingue par ses grandes réussites. Elles sont d'autant plus surprenantes que la température est plus élevée dans ce vignoble de ville et a priori plus fortes qu'à Léognan. Dans cette région les réussites sont plus hétérogènes qu'à Pessac.
Sur la rive droite, Saint-Emilion offre de très grandes réussites sur le plateau calcaire et les coteaux argilo-calcaires, en particulier à l'est de la région au sol plus frais. Résultat plus mitigé dans la plaine, sauf nappe phréatique proche.
Pomerol. C'est depuis cette région réputée la plus chaude qu'est parti le débat sur la nécessité d'arroser à des moments clés pour le développement de la vigne. Lafleur assume son nouveau statut officiel et quitte l'appellation pour profiter de la souplesse de la catégorie « Vin de France ». Les fortes contraintes sur les vignes ont induit des résultats très différents et décevants lorsque l'argile manque. Cependant, certains crus performent au-delà de toute attente. Ce qui les rend très excitants et méritants.

Les rendements
Ils sont faibles, en particulier sur les zones marquées par la sècheresse. Ils varient de 10 à 40 hl/ha. En moyenne, ils se situent juste au niveau de 30 hl/ha.

Conclusion
Bordeaux rouge 2025 est un grand millésime, très hétérogène, aux réussites variables selon la capacité des terroirs à supporter la sècheresse et le travail des hommes pour accompagner le raisin et la vinification le plus habilement. Aussi frais que 2016 et comme lui peu alcooleux, ce millésime ajoute un peu plus de corps lié à l'abondance de la matière tanique. Jamais aussi bien vinifié par expérience comme par précaution utile, et par chance très aromatique et savoureux, ce millésime ajoute une palette tactile noble rarement vue en Primeur. De nombreux crus produisent leur meilleur vin jamais fait. Il s'agit d'un millésime de garde. Cependant, compte tenu de sa forte sapidité, je vous recommande de déguster les vins jeunes pour les comprendre avant qu'ils ne se referment et entament une autre vie. Les mots pour les qualifier ressortiront des commentaires.
Le petit volume produit interroge la viticulture de demain sur les coûts de revient comme sur les prix de vente. Dans un contexte économique trouble, les producteurs comme les consommateurs, devront s'assurer de la crédibilité des intermédiaires lors de commandes Primeurs. La confiance n'exclut pas le contrôle. Au moment où j'écris ces lignes, tout indique que, pour la première fois de son histoire moderne, Bordeaux pourrait vendre un grand millésime à un prix non renchéri. Ce qui serait un jamais vu fort incitatif !
A suivre avec les premières notations, puis une présentation des vins blancs. Un résumé des conditions climatiques est en ligne à la rubrique Primeur.

Jean-Marc Quarin


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WVD
22-04-2026, 02:44 PM
Bericht: #4
RE: Bordeaux 2025
Ik meen is ergens gelezen te hebben dat ze ook in Bordeau nog voor een bepaald deel van de oogst van de vorige jaren mogen toevoegen. Het zal wel.niet zoals champagne zijn maar toch kan je je dan afvragen in welke mate het weer ed. van een bepaald jaar doorslaggevend zijn. Kwaliteit en kwantiteit van een bepaald oogstjaar zou dan enigszins relatief zijn, zeker voor de grotere huizen.
Klopt het ook en vooral wordt er gebruik van gemaakt?

Goede wijn behoeft geen krans, enkel een groot vol glas met glans.
22-04-2026, 02:53 PM
Bericht: #5
RE: Bordeaux 2025
(22-04-2026 02:44 PM)Rooie schreef:  Ik meen is ergens gelezen te hebben dat ze ook in Bordeau nog voor een bepaald deel van de oogst van de vorige jaren mogen toevoegen. Het zal wel.niet zoals champagne zijn maar toch kan je je dan afvragen in welke mate het weer ed. van een bepaald jaar doorslaggevend zijn. Kwaliteit en kwantiteit van een bepaald oogstjaar zou dan enigszins relatief zijn, zeker voor de grotere huizen.
Klopt het ook en vooral wordt er gebruik van gemaakt?

Volgens mij is dit niet toegestaan

Kleinschalige importeur van voornamelijk Franse wijn. Houdt van klassieke wijnen
22-04-2026, 05:12 PM
Bericht: #6
RE: Bordeaux 2025
(22-04-2026 02:53 PM)Sur la Table schreef:  
(22-04-2026 02:44 PM)Rooie schreef:  Ik meen is ergens gelezen te hebben dat ze ook in Bordeau nog voor een bepaald deel van de oogst van de vorige jaren mogen toevoegen. Het zal wel.niet zoals champagne zijn maar toch kan je je dan afvragen in welke mate het weer ed. van een bepaald jaar doorslaggevend zijn. Kwaliteit en kwantiteit van een bepaald oogstjaar zou dan enigszins relatief zijn, zeker voor de grotere huizen.
Klopt het ook en vooral wordt er gebruik van gemaakt?

Volgens mij is dit niet toegestaan

Normaal mag je tot 15% toevoegen van een andere jaargang. Dat is toch de Europese regelgeving. Misschien is die in Bordeaux strenger, maar dat weet ik niet.

Trying to define wine at one particular moment is like photographing the sky and assuming it will always look like that picture. (Eric Asimov)
22-04-2026, 05:29 PM
Bericht: #7
RE: Bordeaux 2025
(22-04-2026 05:12 PM)Olivier schreef:  
(22-04-2026 02:53 PM)Sur la Table schreef:  
(22-04-2026 02:44 PM)Rooie schreef:  Ik meen is ergens gelezen te hebben dat ze ook in Bordeau nog voor een bepaald deel van de oogst van de vorige jaren mogen toevoegen. Het zal wel.niet zoals champagne zijn maar toch kan je je dan afvragen in welke mate het weer ed. van een bepaald jaar doorslaggevend zijn. Kwaliteit en kwantiteit van een bepaald oogstjaar zou dan enigszins relatief zijn, zeker voor de grotere huizen.
Klopt het ook en vooral wordt er gebruik van gemaakt?

Volgens mij is dit niet toegestaan

Normaal mag je tot 15% toevoegen van een andere jaargang. Dat is toch de Europese regelgeving. Misschien is die in Bordeaux strenger, maar dat weet ik niet.

Geldt idd ook voor Bordeaux.
https://pro.planete-bordeaux.fr/wp-conte...e-2020.pdf

Als men alles en iedereen spaart en beschermt, heeft men volstrekt niks te zeggen (Marc Mijlemans)
25-04-2026, 10:09 AM
Bericht: #8
RE: Bordeaux 2025
En het lijkt misschien "maar" 15%, dat kan wel degelijk een serieus verschil maken. Doe zelf maar eens de proef op de som, je gaat versteld staan van wat zelfs maar 5% al kan doen.
Waarmee ik niet wil zeggen dat ze dat in Bordeaux (of elders) systematisch gaan doen, maar het kan zeker helpen en dat in beide richtingen.

WVD
26-04-2026, 03:14 PM
Bericht: #9
RE: Bordeaux 2025
Wist ik niet en het kan goed zijn of het kan slecht zijn.
Goed als het dient om een klotemillésime te verbeteren, slecht als het dient om van onverkochte stock uit magere jaren af te geraken...
27-04-2026, 05:26 PM
Bericht: #10
RE: Bordeaux 2025
(26-04-2026 03:14 PM)Rik Martens schreef:  Wist ik niet en het kan goed zijn of het kan slecht zijn.
Goed als het dient om een klotemillésime te verbeteren, slecht als het dient om van onverkochte stock uit magere jaren af te geraken...

Je moet dat zo extreem niet bekijken. Laten we aannemen dat de meeste serieuze producenten hier enkel naar grijpen als het nut heeft in functie van de wijn. Ook een stevig warm jaar kan baat hebben bij een peut "koelere" wijn die wat extra aciditeit meebrengt. En omgekeerd is het duidelijk: een (te) licht jaar met een snuifje volbloedwijn, dat is een oud en beproefd recept.

WVD
27-04-2026, 07:36 PM
Bericht: #11
RE: Bordeaux 2025
Ik kan me voorstellen dat men "klotemillésimes " kan circumlocuteren... Maar door de jaren is er bij mij een zeker wantrouwen gegroeid tegenover alle bedrijvigheid waarin kan gefoefeld worden. Daar raak ik niet meer vanaf.

Overigens, hoe zit het eigenlijk met de legalisering van syrah in de bordeaux? Het voormalige verboden hermitageren. Volgens mij geen slechte methode ter versteviging van een klotemillésime.
27-04-2026, 07:54 PM
Bericht: #12
RE: Bordeaux 2025
(27-04-2026 05:26 PM)wvd schreef:  
(26-04-2026 03:14 PM)Rik Martens schreef:  Wist ik niet en het kan goed zijn of het kan slecht zijn.
Goed als het dient om een klotemillésime te verbeteren, slecht als het dient om van onverkochte stock uit magere jaren af te geraken...

Je moet dat zo extreem niet bekijken. Laten we aannemen dat de meeste serieuze producenten hier enkel naar grijpen als het nut heeft in functie van de wijn. Ook een stevig warm jaar kan baat hebben bij een peut "koelere" wijn die wat extra aciditeit meebrengt. En omgekeerd is het duidelijk: een (te) licht jaar met een snuifje volbloedwijn, dat is een oud en beproefd recept.

De wonderlijke aciditeit in heel warme jaren krijgt zo misschien een verklaring.

Moeten ze dat register dan ook niet openbaar maken want op zich is er niks mis mee, zelfs met wat melangeren blijft wijn een natuur product dat schommelt van jaar tot jaar. Transparantie kan er net voor zorgen dat de twijfels over chipotageren weg genomen worden. Maakt ook duidelijk welk vakmanschap er in de kelder zit.

Goede wijn behoeft geen krans, enkel een groot vol glas met glans.
29-04-2026, 02:53 PM
Bericht: #13
RE: Bordeaux 2025
Pontet Canet als eerste uitgekomen €87,00
29-04-2026, 09:50 PM
Bericht: #14
RE: Bordeaux 2025
(29-04-2026 02:53 PM)Jeroen Pieter schreef:  Pontet Canet als eerste uitgekomen €87,00

Ja ik kreeg ze aangeboden vanmiddag, met de boodschap ze te verkopen voor € 72 HT. € 87 Inc btw dus. Mooie wijn altijd

Kleinschalige importeur van voornamelijk Franse wijn. Houdt van klassieke wijnen
30-04-2026, 03:03 PM
Bericht: #15
RE: Bordeaux 2025
Lynch Moussas zie ik hier ergens staan aan 26,75 per fles. Da's zelfs gevoelig lager dan 2024 en het zou toch zeker ookeen beter jaar moeten zijn. Ook lager dan 2023 in primeur en ik heb het gevoel dat het verschil tussen primeur prijs en huidige prijs voor 2023 groter is dan voor 2022. Wat de promos over enkele jaren zullen zijn.blijft koffiedik kijken maar het lijkt alsof er toch iets beweegt.

Goede wijn behoeft geen krans, enkel een groot vol glas met glans.
30-04-2026, 10:10 PM (Dit bericht is het laatst bewerkt op 01-05-2026 om 08:29 AM door wvd.)
Bericht: #16
RE: Bordeaux 2025
Voor Bordeaux liefhebbers vond ik Lynch Moussas altijd al een koopje en voor de geïnteresseerden: de 2025 kreeg een score van 94/100 van JMQ en zelfs 94-96 van AG. Drinken vanaf 2033 tot 2050, dus moet op voor mijn honderdste verjaardag....

WVD
30-04-2026, 11:59 PM (Dit bericht is het laatst bewerkt op 01-05-2026 om 12:00 AM door Mathijs81.)
Bericht: #17
RE: Bordeaux 2025
Ik ga blind all-in op Tertre Roteboeuf, gewoon omdat ik ieder jaar sowieso een allocatie koop ... zou rond 180 Euro ex BTW moeten zijn Big Grin

When in doubt ... drink Pomerol !
01-05-2026, 08:35 AM
Bericht: #18
RE: Bordeaux 2025
(30-04-2026 11:59 PM)Mathijs81 schreef:  Ik ga blind all-in op Tertre Roteboeuf, gewoon omdat ik ieder jaar sowieso een allocatie koop ... zou rond 180 Euro ex BTW moeten zijn Big Grin

180€ geef ik sowieso niet uit aan een fles drank, maar moest ik dat doen, dan zou ik liever kiezen voor iets uit Chianti of Montalcino denk ik, of misschien zelfs iets uit de Côte d'Or.

WVD
01-05-2026, 10:36 AM
Bericht: #19
RE: Bordeaux 2025
(01-05-2026 08:35 AM)wvd schreef:  
(30-04-2026 11:59 PM)Mathijs81 schreef:  Ik ga blind all-in op Tertre Roteboeuf, gewoon omdat ik ieder jaar sowieso een allocatie koop ... zou rond 180 Euro ex BTW moeten zijn Big Grin

180€ geef ik sowieso niet uit aan een fles drank, maar moest ik dat doen, dan zou ik liever kiezen voor iets uit Chianti of Montalcino denk ik, of misschien zelfs iets uit de Côte d'Or.

Ooit Tertre R gedronken..?

Als men alles en iedereen spaart en beschermt, heeft men volstrekt niks te zeggen (Marc Mijlemans)
01-05-2026, 04:44 PM
Bericht: #20
RE: Bordeaux 2025
(01-05-2026 10:36 AM)vinejo schreef:  
(01-05-2026 08:35 AM)wvd schreef:  
(30-04-2026 11:59 PM)Mathijs81 schreef:  Ik ga blind all-in op Tertre Roteboeuf, gewoon omdat ik ieder jaar sowieso een allocatie koop ... zou rond 180 Euro ex BTW moeten zijn Big Grin

180€ geef ik sowieso niet uit aan een fles drank, maar moest ik dat doen, dan zou ik liever kiezen voor iets uit Chianti of Montalcino denk ik, of misschien zelfs iets uit de Côte d'Or.

Ooit Tertre R gedronken..?

Gelogeerd op Roc de Cambes en Tertre bezocht met de toenmalige Duitse importeur, maar da's allemaal lang geleden. En als ik me niet vergis, was dat ook ergens te proeven op 1 van de degustaties met John die we vroeger deden. Ik ben akkoord dat het een zeer mooie Bordeaux is, Roc ook trouwens, maar ja, ik kan er ook niet aan doen dat Pinot, Sangiovese en zelfs Nebbiolo me veel meer plezier verschaffen, sorry daarvoor.

WVD
30-06-2026, 12:12 PM
Bericht: #21
RE: Bordeaux 2025
Nu alle prijzen bekend zijn: iemand enig idee waarom Ch. Bouscaut (Pessac-Leognan) nergens te vinden is? Niet dat ik het zou kopen in primeur (hoewel dit een mooie wijn is), maar ik vroeg het me gewoon af.


Ga naar locatie: